Gestuelle

Après une petite mise en sommeil du blog pendant plusieurs mois, je reviens avec un article un peu spécial qui va traiter de la gestuelle de l’arbitre à l’épée et plus précisément de la gestuelle lors d’un arrêt de combat.

Lorsque j’ai débuté l’arbitrage au début des années 2000, on m’a appris que la gestuelle était très importante et qu’une gestuelle bien exécutée est signe d’un arbitrage de qualité. De ce fait j’ai par exemple appris que lorsque l’on arrête le combat, quel que soit le motif touche, corps à corps, sortie de piste …..) on devait toujours lever le bras droit et crier le commandement de Halte. J’ai donc par la suite lors de mes formations toujours appris à mes élèves à respecter cette règle du bras droit levé pour arrêter un combat.

Or, depuis quelques temps, lorsque j’observe mes collègues arbitres nationaux et internationaux, je vois de plus en plus d’arbitres qui ne lèvent pas le bras pour arrêter un combat pour une touche valable. Je me suis donc posé la question si c’est de la simple fénéantise de leur part ou si c’est moi qui avait mal appris.

Après une grande discussion autour de ce sujet avec plusieurs collègues arbitres, je suis retourné dans le règlement de la FIE, article t42.4 qui explique toute la gestuelle de l’arbitre:

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Si l’on se penche un peu plus sur le geste spécifique au commandement du Halte, on observe qu’une phrase en rouge indique « Sans enlever la main s’il y a une touche valable ou non valable ». En soit cette phrase ne veut rien dire. Je suis donc allé voir dans la version anglaise du règlement FIE mais cette phrase n’y apparaît pas. Par contre, dans la version espagnole, cette phrase apparaît avec une nuance: « Sin levantar la mano si hay tocado válido o no válido » que l’on peut traduire par « Sans LEVER la main s’il y a une touche valable ou non valable ». Et là la phrase prend tout son sens.

Je me rend donc compte que depuis toutes ces années je suis dans le faux, et je tiens d’ailleurs à m’excuser auprès de tous mes élèves pour leur avoir appris une erreur.

Donc si l’on récapitule, pour arrêter un combat pour cause de touche valable ou non, ON NE LEVE PAS LA MAIN.

En revanche, pour toute autre raison, le geste du Halte doit être effectué mais du côté du tireur fautif: le bras droit si le tireur fautif est celui de droite, le bras gauche si le tireur fautif est celui de gauche; mais dans l’application aucun arbitre à ma connaissance ne lève l’un ou l’autre en fonction des tireurs, en général on lève toujours le bras droit.

J’espère que cet article pourra aider tous les arbitres qui commettaient cette petite bourde. J’étais ce weekend à Laon pour arbitrer le circuit national senior par équipe et cela se corrige très facilement et on prend vite l’habitude de ne plus lever le bras pour une touche. Cela à pour conséquence de clarifier encore plus les décisions.

Enfin, n’oubliez pas que le langage corporel est très important – voir plus important que le langage parlé – pour les tireurs et le public. Ainsi, plus votre gestuelle sera lente et théâtralisée et plus vos décisions seront claires et compréhensible par l’ensemble des personnes suivant le match en cours.

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Epéiste sans épée

Nous sommes déjà au mois de décembre et je n’ai pas encore pris le temps de taper le premier article de la saison qui sera consacré au contrôle du matériel des tireurs avec un cas particulier.

L’arbitre doit contrôler avant chaque match, que ce soit en poule ou en tableau d’élimination; en épreuve individuelle ou par équipe; le bon fonctionnement du matériel de chaque tireur. Cela passe par le contrôle de la tenue, de l’attache du masque, de la conformité de la sous-cuirasse, des chaussettes bien remontées, des cheveux bien attachés etc etc.

L’arbitre doit également contrôler les armes que les tireurs lui présentent, à savoir, comme l’indique l’article t44.3:

« La course totale en introduisant entre l’embase de la pointe d’arrêt et le bouton une lamelle de 1,5 mm d’épaisseur.

– La course résiduelle en introduisant entre l’embase de la pointe d’arrêt et le bouton une lamelle de 0,50 mm d’épaisseur, la pression sur la pointe d’arrêt ne devant pas provoquer le déclenchement de l’appareil. »

L’articles m19.2 quant à lui définit le contrôle de la pression:

« La pression à exercer sur la pointe d’arrêt, nécessaire pour provoquer l’établissement du courant du circuit de l’épée et pour déclencher ainsi l’appareil, doit être supérieure à 750 grammes, c’est-à-dire que ce poids doit être repoussé par le ressort du bouton »

En début de saison, j’arbitrais le circuit national senior de Livry Gargan et lors de la phase des poules du samedi, l’un des tireurs de ma piste s’est retrouvé avec tout son matériel ne répondant pas aux exigences des contrôles.

L’article t45.1 précise que:

« Lorsqu’un tireur se présente sur la piste :

– soit avec une seule arme réglementaire

– soit avec un seul fil de corps réglementaire

– soit avec une arme ou un fil de corps ne fonctionnant pas, ou non conformes aux articles du Règlement

L’arbitre lui infligera les sanctions prévues par les articles t.114, t.116, t.120 (1er groupe) »

A savoir un carton jaune pour la première infraction et un carton rouge pour les suivantes.

Cet article nous indique donc indirectement que chaque tireur doit être muni d’au moins 2 épées et 2 fils de corps, de préférence en parfait état de fonctionnement. Or dans le cas de Livry Gargan, ce tireur – qui possédait plusieurs épées et plusieurs fils de corps – s’est retrouvé du fait de pannes et de défaillances sans épée et donc dans l’incapacité de faire ses matchs.

Or, le règlement ne précise pas grand chose pour ce cas de figure qui arrive relativement fréquemment. Seul l’article t45.3.c évoque le fait que:

« En attendant la décision de l’arbitre, le match est arrêté, mais les autres matches de la poule peuvent continuer. »

La décision la plus courante dans ce cas – et avec l’accord du Directoire Technique – est de laisser au tireur le temps de réparer au moins une arme ou de s’en procurer un le plus rapidement possible et de passer aux matchs suivant et si lorsque le tireur se déclare prêt à tirer il doit enchaîner plusieurs matchs du fait de son retard, il les enchaînera sans réclamation possible.

Enfin, la sanction du carton jaune n’intervient que lorsque le tireur se présente prêt à tirer avec du matériel défectueux et en aucun cas si le matériel est constaté défectueux au cours du match, comme l’indique l’article t45.2:

« Lorsque, au cours d’un match, on constate une irrégularité dans le matériel pouvant provenir des conditions de combat : Exemples : fil de corps ou arme ne fonctionnant plus, pression du ressort devenue insuffisante, courses de la pointe d’arrêt n’étant plus conformes, l’arbitre n’infligera ni avertissement, ni sanction et la touche valablement portée avec l’arme devenue défectueuse sera accordée. Par contre, même en cours de match, un tireur dont l’arme, au moment où il se déclare prêt à tirer, ne respecte pas les normes de la flèche de la lame (Cf. m.8.6, m.16.2, m.23.4) commet une faute du 1er groupe et sera sanctionné selon les articles t.114, t.116 et t.120. »

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Formation à l’arbitrage

Dans mon précédent article, je faisais une interview d’André Piatko, seul arbitre d’escrime qui officiera aux JO de Rio.

Depuis, j’ai eu le plaisir de travailler avec lui sur un document de formation à l’arbitrage à destination de tous les arbitres qui souhaiteraient s’inscrire dans la formation régionale et nationale, principalement à l’épée. Ce document vient également enrichir ma formation de jeunes arbitres dont j’avais parlé en juin 2015.

Ce document peut être téléchargé (au format pdf) en cliquant sur l’image ci-dessous.

Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne lecture, n’hésitez pas en commentaire à m’adresser vos questions et critiques.

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André Platko à Rio : « C’est une grosse récompense, une chance, une fierté »

A la veille des Championnats du Monde Cadets et Juniors 2016 organisés à Bourges, André Piatko, seul arbitre français sélectionné pour officier aux Jeux Olympiques de Rio, a répondu à quelques questions sur son parcours, les Jeux et son avenir.

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crédit photo: Augusto Bizzi

Alors qu’il faisait partie de la commission sportive de la ligue de Lyon, André emmenait les jeunes en compétition et s’est naturellement tourné vers l’arbitrage. « J’ai commencé à arbitrer comme ça, chauffeur-arbitre quand j’étais à Villeurbanne ». En 1990, il passe le diplôme international à l’occasion des Championnats du Monde Seniors qui avait lieu à Lyon. En même temps, André gérait les 160 jeunes du personnel de piste.

Suivirent en 1991 les Championnats du Monde 1991 à Budapest avec la délégation française. « Il n’y avait pas besoin d’être arbitre bi-armes à l’époque » rappelle André. Dans la foulée, il s’envole pour les Championnats du Monde Junior de Tenerife aux îles Canaries puis les Championnats du Monde 1995 à La Haye avec la victoire d’Eric Srecki. « De bons souvenirs » commente notre arbitre.

Par la suite, avec les réformes des règlements,  il a fallu être bi-arme. André passe ainsi le diplôme au fleuret en 2014 à Jérusalem lors des Championnats du Monde Cadets et Juniors. « Je ne voulais pas  le passer par déontologie étant donné que je suis un pur produit de l’épée » indique-t-il. Cependant, la Fédération Française d’Escrime l’a vivement encouragé à passer le fleuret alors que d’ordinaire on passe d’abord le fleuret puis l’épée. « Je dois être l’un des rares au monde à l’avoir passé dans cet ordre-là ».

Ce diplôme en poche, André s’envole alors pour les Championnats du Monde de Moscou en 2015 et fait son entrée sur les listes élite. Et c’est un bon signe puisque vient ensuite la désignation pour les prochains Jeux Olympiques de Rio.

« C’est un peu inattendu puisque je ne pensais pas passer le fleuret et en deux ans tout s’est mis en place pour moi de belle façon. Pour un sportif c’est déjà la consécration mais pour un arbitre c’est déjà une grosse récompense, une chance, une fierté. »

Le seul arbitre d’escrime Français aux Jeux Olympique de Rio

André est l’un des 6 arbitres qui officieront à Rio à l’épée mais il pense qu’il devrait y avoir une deuxième personne à une arme de convention car des nations comme l’Italie ou la Russie auront deux arbitres. « Je ne sais pas pourquoi les arbitres de convention français n’ont pas été choisis car ils ont le niveau mondial. »

Qu’attendre de Rio ?

« Sur place malheureusement on ne profite pas trop, hormis de dire qu’on a fait les Jeux, on va être dans des installations superbes, avec l’élite mondiale mais sur place je ne sais pas trop, c’est une grande première. D’après ce que j’ai entendu on ne profite pas trop des autres sports. Niveau escrime cela va être comme un Championnat du Monde mais avec l’élite donc plus de pression car les gars viennent chercher leur médaille donc il faut faire encore moins d’erreur. C’est une pression en plus car la moindre erreur peut coûter la médaille à un tireur. Automatiquement on pense à ça, et personne n’a envie de vivre ça. »

Suit-il une préparation spéciale pour ces Jeux ?

Il n’y a pas de préparation spéciale mais selon André, la Fédération Internationale d’Escrime a bien joué le jeu car tous les arbitres de Rio font pas mal de sortie cette saison. « Je fais 5 dates sur les 8 à l’épée (grand prix et coupes du monde) ainsi le challenge SNCF pour la Fédération FFE, les Championnats du Monde Cadets et Juniors de Bourges et enfin la dernière épreuve de zone qualificative à Prague. » L’objectif de cet enchaînement de sorties sur les niveaux internationaux à également pour but de se faire connaître par les tireurs et les entraineurs. « Cette connaissance mutuelle facilite l’arbitrage. »

« Championnats du Monde Cadets et Juniors de Bourges avec sept jours d’arbitrage de l’épée, c’est long mais c’est super. Dès le moment où tu fais de l’arbitrage de haut niveau c’est intéressant, on est là pour ça. »

Un tel rythme est-il compatible avec une vie professionnelle ?

« Il faut savoir que chaque déplacement prend cinq jours (du jeudi au lundi), donc à chaque fois que tu pars il te faut poser trois jours de congés. En tout j’arrive à 38 jours de congés, mais cette année j’ai signé une convention de mécénat avec ma société comme je suis sur la liste ministérielle des arbitres de haut niveau. Mon entreprise me libère neuf jours que je vais utiliser pour aller à Rio. Sans ça je ne sais pas comment j’aurais fait cette année, c’est vraiment une année exceptionnelle. »

Sur ce point, André insiste : ceux qui veulent devenir arbitre international doivent avoir le niveau, la volonté et surtout la disponibilité. « Si tu n’es pas disponible tu ne peux pas t’engager. La disponibilité est un paramètre vraiment très important. »

Son avenir dans l’arbitrage après Rio

Depuis cette année André est référent sur les Circuits Européens Cadet notamment ceux de Châlons-en-Champagne et de Grenoble pour superviser les arbitres. « D’ici quatre ans ça m’intéresserait d’entrer à la FIE mais ce ne sont que des projets. En général la formation m’intéresse, que ce soit au niveau national ou international. »

Propos recueillis par François Mailly

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L’espace de l’arbitre

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J’étais le weekend dernier en déplacement à Colmar pour le compte du dernier circuit national de la catégorie Junior avant les Championnats de France.

Cela fait maintenant plusieurs années que je me déplace à Colmar où je n’ai toujours connu que le gymnase de la Montagne Verte, un très grand gymnase avec beaucoup de tribunes. Cette année et pour des raisons que j’ignore, la compétition se déroulait dans deux autres gymnases de la ville, plus anciens et plus exigus.

Le samedi, lors des phases de poules qualificatives, nous avons fait un constat avec mes collègues arbitres: le manque de place pour les déplacements de l’arbitre. Je tiens tout de suite à signaler que cet article n’a strictement aucune visée à l’encontre du club de Colmar qui nous reçoit toujours dans de bonnes conditions.

Ainsi donc, la distance entre deux pistes était d’environ 1.50 mètres au plus large, alors que dans son mode d’emploi à l’organisation de compétitions fédérales (que vous pouvez télécharger sur le site de la FFE), la Fédération Française d’Escrime préconise « un espacement  de 2.50 mètres pour la sécurité des arbitres ».

Il y a plusieurs raisons à mon sens d’avoir une telle distance entre deux pistes. Tout d’abord, et c’est le plus important dans notre sport de combat, pour des raisons de sécurité. Il n’est pas rare de voir un arbitre se prendre des coups de lame en plein match, cela m’est moi-même arrivé à plusieurs reprises sur d’autres compétitions.

La seconde raison, qui elle est importante d’un point de vue de l’arbitrage à proprement parlé, est que plus un arbitre aura de la place, plus il aura de recul; et plus on a de recul, meilleure sera la vision du match. Pour en revenir au cas de cette compétition de Colmar, il m’était impossible de croiser l’arbitre qui officiait dans mon dos, ce qui implique par instants un mauvais placement qui pourrait être préjudiciable à la lecture du match.

Ensuite, sur l’une des piste où j’officiais dimanche à l’épée dame en doublon avec une autre arbitre, nous étions dos contre le mur de la salle avec tellement peu de recul (environ 1 mètre à cause de rambardes à deux endroits différents de la piste) qu’il nous était quasiment impossible d’évaluer les touches portées au pied ou au sol. Heureusement, aucun soucis à signaler de ce côté là.

Enfin voila, tout s’est raisonnablement bien déroulé et l’arbitrage me concernant n’a pas eut à pâtir de ce manque d’espace pour les arbitres. L’idée à retenir de cet article c’est que plus vous aurez de recul sur le match que vous arbitrerez, meilleure sera votre vision du match et de son environnement.

Dernière chose: en préparant cet article je n’ai trouvé aucune réglementation officielle concernant l’espacement entre deux pistes à l’exception du mode d’emploi à l’organisation de compétitions fédérales de la FFE. Si quelqu’un a connaissance d’un point de règlement s’y référant, merci de me l’indiquer en commentaire.

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Le remplaçant dans une équipe

Depuis le 1er janvier 2016 et la nouvelle version du règlement international, la formule du remplacement dans une rencontre par équipe à évolué.

Avant la mise à jour du règlement, lorsqu’un tireur remplaçait l’un de ses partenaires au cours de la rencontre, ce remplacement était définitif et le « remplaçant » devait terminer la rencontre.

Il est désormais possible de faire sortir le remplaçant mais sous certaines conditions, comme l’explique l’article suivant du règlement d’organisation:

O.44.10.a – Au cours d’une rencontre, le capitaine d’une équipe peut demander le remplacement d’un tireur par le tireur remplaçant nommément désigné avant le début de la rencontre. Cette substitution ne pourra se faire qu’après la fin d’un relais. Néanmoins, le tireur qui a été remplacé peut tirer encore une fois pendant cette rencontre, mais uniquement aux fins de remplacer le tireur qui l’a initialement remplacé. Ce deuxième remplacement n’est pas autorisé si le premier remplacement est intervenu pour l’une des raisons énoncées à l’article o.44.11. Aucun autre remplacement n’est autorisé, même en cas d’accident ou en cas de force majeure, pour remplacer un tireur en piste. L’annonce du changement d’un équipier, qui doit être notifié par l’arbitre au capitaine de l’équipe adverse, devra se faire avant le début du relais précédant le prochain relais du tireur remplacé.

Pour information, l’article 0.44.11 stipule:

a – Lorsqu’un tireur est obligé de se retirer au cours d’un relais par la suite d’une blessure dûment constatée par un délégué médical de la F.I.E., son capitaine d’équipe peut demander l’entrée du remplaçant pour continuer la rencontre au point où l’équipier blessé l’a abandonnée, même au cours d’un relais commencé.

b – Cependant, un tireur ainsi remplacé ne pourra plus reprendre sa place dans l’équipe au cours de la même rencontre.

Enfin, l’article O.44.12 indique que:

Si un tireur et le remplaçant éventuel sont contraints à l’abandon ou si un tireur est exclu, l’équipe a perdu la rencontre.

Dans les faits et pour simplifier cette nouvelle réglementation autour du remplacement, un tireur B pourra remplacer le tireur A et A pourra de nouveau entrer en jeu lors de la même rencontre mais uniquement pour remplacer B à condition que A ne se soit pas blessé.

J’en discutais justement ce weekend en compétition par équipe cadet avec l’un des Maîtres d’armes de ma ligue qui m,’expliquait l’importance stratégique de cette règle qu’il a lui-même utilisé lors du circuit par équipe senior de Fontaine au mois de janvier.

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Habillement et sécurité

On ne le dira jamais assez mais le plus important dans notre sport de combat reste la sécurité. Pour cela, les fabricants de matériel ainsi que les instances décisionnaires ont établi des cahiers des charges rigoureux afin de garantir au maximum l’intégrité physique des athlètes.

Je citerai comme exemple à cet article une situation que j’ai vécu lors du circuit national junior d’Hénin-Beaumont au mois d’octobre dernier. L’un des tireurs que j’arbitrais avait un masque qui semblait avoir bien vécu (bavette légèrement pliée, treillis enfoncé par endroits, traces de rouille sur les rivets etc etc).

Lorsque j’ai vu ce masque je me suis permis de prévenir le tireur sur l’état de son masque en lui indiquant qu’il serait mieux pour lui qu’il le change rapidement après la compétition.

L’occasion pour moi donc de rappeler certains points du règlement du matériel concernant l’habillage et la sécurité:

m25.2 – Ils (L’équipement et l’habillement) ne doivent en aucune façon risquer de gêner ou blesser l’adversaire, ou comporter aucune boucle ou ouverture dans laquelle puisse – sauf cas fortuit – s’engager la pointe adverse et ainsi la retenir ou la dévier. La veste et le col doivent être entièrement boutonnés ou fermés.

m25.4.a A toutes les armes, la partie inférieure de la veste doit recouvrir le pantalon sur une hauteur d’au moins 10 cm, l’escrimeur étant dans la position en garde

m.25.5.a – Le pantalon doit être attaché et fixé au-dessous des genoux.

m.25.5.b – Avec le pantalon, le port d’une paire de chaussettes est obligatoire. Elles doivent recouvrir entièrement la jambe jusqu’en dessous du pantalon et être tenues de façon à ne pas pouvoir tomber.

m25.6 – A toutes les armes, la manchette du gant doit, dans tous les cas, recouvrir entièrement la moitié de l’avant-bras armé du tireur pour éviter que la lame de l’adversaire puisse entrer dans la manche de la veste.

Dans le cas que je décri plus haut, le masque du tireur était certes mal en point mais je ne l’ai pas jugé dangereux pour la compétition donc je l’ai laissé tirer. Pour rappel, l’arbitre se doit de contrôler en plus des armes et de la conformité du matériel si l’habillage des tireurs n’est pas abîmé. En effet, un gant troué ou une veste trop courte sont pour moi à proscrire car ils peuvent être directement dangereux pour le tireur. Rappelons que les armes que nous utilisons ne sont pas sans danger, loin de là.

Pour conclure, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2016 sur les pistes et en dehors.

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